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Publications: Actualités

19
Juin

BAIL COMMERCIAL ET DOMAINE PUBLIC ?

S’il est acquis que le statut des baux commerciaux s’applique aux locaux appartenant aux collectivités publiques intégrés dans leur domaine privé, la jurisprudence administrative excluait traditionnellement leur conclusion comme la constitution de fonds de commerce sur le domaine public ; ces exclusions se justifiant par le principe d’inaliénabilité, le caractère précaire et révocable des autorisations et la nécessaire protection des deniers publics et de son affectation.

Ces caractéristiques étaient, en effet, jugées incompatibles avec le statut d’ordre public des baux commerciaux tel que la libre cession, le droit au renouvèlement ou à indemnité d’éviction.

Entre autres innovations, la loi PINEL du 18 juin 2014 a finalement admis, à l’exclusion du domaine public naturel, la reconnaissance de fonds de commerce sur le domaine public sous réserve de l’existence d’une clientèle propre, distincte des usagers du domaine.

Au Conseil d’Etat de préciser le 24 novembre 2014 que cette disposition n’était applicable qu’aux titres délivrés à des exploitants à compter de l’entrée en vigueur de la loi, ce, conformément au principe de non rétroactivité mais également dans une position emprunte de pragmatisme compte tenu des incertitudes de ce nouveau droit a fortiori sur les autorisations en cours.

Demeure, en revanche, l’incompatibilité entre la domanialité publique et le statut des baux commerciaux ; le législateur ayant ainsi marqué la distinction entre la notion de fonds de commerce définie comme un ensemble de biens (marchandises, nom commercial, etc.) affectés en vue de satisfaire une clientèle et le régime des baux commerciaux, porteur d’incompatibilité.

Les collectivités publiques peuvent donc conclure des baux commerciaux sur leur domaine privé, reconnaitre l’existence d’un fonds de commerce sur leur domaine public mais demeurent dans l’impossibilité de conclure des baux commerciaux sur leur domaine public.

Force est alors de rappeler la jurisprudence du Conseil d’Etat engageant la responsabilité du gestionnaire du domaine qui, laissant croire qu’il bénéficie des garanties prévues par le statut des baux commerciaux, induit en erreur son cocontractant.

Aussi, si la résiliation d’un prétendu bail commercial ouvre droit à réparation selon le régime de la domanialité publique, par essence, plus favorable au gestionnaire du domaine, l’exploitant « dupé » peut néanmoins prétendre à l’indemnisation des dépenses exposées dans la perspective d’une exploitation dans le cadre d’un bail commercial ainsi que de tous préjudices résultant directement de la faute commise par l’autorité gestionnaire l’ayant induit en erreur.

19
Juin

MARCHE SANS DELAI : il ne faut pas exagérer !

ARTICLE EURO JURIS

 

Le silence d’un contrat sur le délai de réalisation d’un ouvrage ne permet pas la livraison au-delà d’un délai raisonnable.

C’est que vient de juger le Conseil d’Etat dans un arrêt rendu le 04 juillet 2014.Lire la suite …

19
Juin

Agents contractuels de l’État : période d’essai, rémunération, licenciement : le décret du 3 novembre 2014

Article EUROJURIS

Si l’article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires pose en principe que les emplois civils permanents, notamment, de l’État et de ses établissements publics à caractère administratif, sont occupés par des fonctionnaires, la possibilité de recourir à des agents contractuels a été admise dès l’origine.

Lire la suite …

19
Juin

FORMATIONS DISPENSEES ET ARTICLES

Transfert de compétences vers un EPCI : qu’en est-il des créances contractuelles ? (CE, 3 déc. 2014, n° 383865)

 

La question est tranchée. Par un arrêt du 3 décembre 2014, la Haute Juridiction s’est prononcée sur le sort des créances des Collectivités nées de contrats venus à expiration, lorsque la compétence dans le cadre de laquelle ils avaient été conclus a été transférée à un Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI).Lire la suite …

19
Juin

Caisse des écoles et fixation des tarifs de la restauration scolaire

Conseil d’Etat, 11 juin 2014, n° 359931, 359932

 

On connaissait le contentieux des cantines scolaires sous l’angle de l’égal accès à ce service public administratif facultatif.

Dans quelques arrêts anciens, le Conseil d’Etat avait admis l’instauration de tarifs de cantine différentiés selon la domiciliation ou non des élèves dans la Commune[1], ou selon les revenus financiers des parents[2].Lire la suite …

09
Juin

Participation de Sandrine FIAT comme intervenante au 1er salon de l’énergie organisé par le SEDI

Le cabinet sera présent au Salon de l’Eclairage Public 2015 initié par le Syndicat des Energies du Département de l’Isère (SEDI) qui se déroulera le 17 juin 2015 à ALPES CONGRES – avenue d’Innsbruk à GRENOBLE.

A cette occasion, Maître Sandrine FIAT animera deux conférences sur la responsabilité du Maire en cas d’extinction nocturne.

 Salon de l’Eclairage Public 2015

Salon de l’Eclairage Public 17 Juin 2015

04
Mai

Renouvellement de sa certification ISO 9001-2008

Le cabinet CDMF-avocats obtient le renouvellement de sa certification ISO 9001-2008 avec succès, certification valable jusqu’au 30 Avril 2018.Cette certification atteste de la bonne qualité de notre organisation et de la motivation de nos équipes.

 

Certification iso 9001-2008

14
Avr
02
Avr
12
Mar